Quel masque anti-pollution choisir en trottinette électrique ?

Savez-vous que nous respirons environ 20 000 fois par jour ?

En trottinette électrique comme en vélo ou en scooter, nous respirons l’air qui sort directement du pot d’échappement.

Selon une étude de 2016, 48 000 personnes environ meurent prématurément à cause de la pollution. Combien circulent bouche ouverte dans la circulation ? On ne sait. Tout ce qu’on sait, c’est que cette statistique est classée dans la catégorie des morts évitables, en seconde position, juste derrière le tabac.

Alors que faire ? Porter un masque anti-pollution ? Oui, mais non. La grande majorité des masques ne vous protégeront pas.

Dans un rapport de 2016, l’Anses rapporte que les filtres des masques anti-pollution peuvent s’avérer efficaces en laboratoire, mais pas sur le terrain. Mal ajustés au visage, mal entretenus, ces casques seraient des passoires. Pire, la plupart ne filtreraient pas des gaz toxiques comme l’oxyde d’azote.

Or, on le sait, les particules fines pénètrent en profondeur dans les poumons…

Alors, comment y remédier ? Existe t-il des masques anti-pollution vraiment efficaces ?

La réponse est oui. En France, nous en avons trouvé un seul…

R-pur, le meilleur masque anti-pollution

photo du masque anti pollution r pur noir

Respirabilité




Confort




Ergonomie




Herméticité




Particules filtrées Dioxyde d’azote, PM0,05, PM2.5, PM10.
Normes normes FFP3 et FFP3+, N99
Commentaires R-Pur va plus loin que les masques classiques, en filtrant les PM0,05, des particules 50 fois plus petites que les PM2,5. Si pour vous ceci est du charabia lisez ci-dessous la suite de l’article.


Note
4.7/5

Voici le système breveté assez complexe mis-en place par R-pur pour vous protéger de la pollution. On y retrouve notamment une couche déperlante, 2 couches nano-filtrantes, une couche du fameux charbon actif et une couche à mémoire de forme pour que le masque colle bien au visage.

masque r pur nano filtration des particules

L’histoire des particules fines

Certaines des particules présentes dans l’air que nous respirons peuvent comporter des substances cancérigènes absorbées par l’organisme.

photo d'une personne respirant plusieurs poussières et gaz nocifs. La pollution atmosphérique distingue deux types de particules : les PM10 et PM2,5. Les PM10 (diamètre inférieur à 10 micromètres) sont évacuées dans l’atmosphère en général quelques heures après leur émission, ou sont évacuées par la pluie. Les particules PM2,5 (moins de 2,5 micromètres de diamètre) quant à elles, ont une vitesse de sédimentation moins élevée et restent en suspension dans l’air parfois plusieurs jours ou semaines. Autant se protéger autant que possible, surtout lorsque vous roulez parmi le trafic, et les pistes cyclables partagées avec les bus.

Les masques FFP3 et la norme E149

FFP est un sigle anglais qui signifie “Filtering Facepiece Particles”. Un masque FFP est donc un masque destiné à vous protéger de l’inhalation de particules nocives. Ils doivent vous couvrir la moitié du visage, du menton au nez pour être efficace. Ainsi, la normeE149 pour être obtenue doit soumettre les masques à plusieurs tests rigoureux pour définir un taux de filtration. Selon les résultats obtenus, le masque obtiendra une certification FFP :

  • FFP1 = le masque filtre au moins 78% des particules : efficace contre les particules fines comme le pollen par exemple.
  • FFP2 = Le masque filtre au moins 92% des particules : protège contre des particules encore plus fines comme des virus, ou la tuberculose
  • FFP3 = Le masque filtre au moins 98% des particules : efficace contre les particules les plus fines, telles que le plomb, les projections de beton ou l’amiante.
Le masque anti-pollution R-Pur est une masque FFP3 qui filtre les particules fines. Vous pouvez facilement le mettre sous un casque de moto.

N95, N99 et P95

Pour bien s’y retrouver parmi les autres certifications existantes, le NIOSH (The National Institute for Occupational Safety and Health) a développé plusieurs valeurs indiquant l’utilité d’un masque filtrant :

  • N95 : Filtre au moins 95% des particules en suspension dans l’air. Non résistant à l’huile.
  • N99 : Filtre au moins 99% des particules en suspension dans l’air. Non résistant à l’huile.
  • N100 : Filtre au moins 99,7% des particules en suspension dans l’air. Non résistant à l’huile.
  • R95 : Filtre au moins 95% des particules en suspension dans l’air. Un peu résistant à l’huile.
  • P95 : Filtre au moins 95% des particules en suspension dans l’air. Fortement résistant à l’huile.
  • P99 : Filtre au moins 99% des particules en suspension dans l’air. Fortement résistant à l’huile.
  • P100 : Filtre au moins 99,7% des particules en suspension dans l’air. Fortement résistant à l’huile.

Les particules atmosphériques classées par type

classement par type des particules atmosphériques

94% des masques anti-pollution sont des demi-masques

Une nouvelle étude datant de Mai 2018 a évalué l’efficacité des masques anti-pollution.

Sur les 215 produits identifiés comme “anti-polluants”, 203 sont des demi-masques. C’est à dire, qu’ils ne servent pas à grand chose. Autant aller se chercher un masque de ski chez Décathlon, ce sera moins cher.

Plus de la moitié de ces “203” ont des revendications ambigües : certains par exemple se disent protecteurs contre la pollution de l’air ambiant. Le problème, c’est que la description du produit prouve une protection contre les poussières uniquement, alors que l’air ambiant est également composé de gaz.

Ces dispositifs ne peuvent dont pas être considérés “anti-pollution” si leur seule protection concerne les poussières.Seconde information importante concernant le marché : On apprend que parmi un panel d’utilisateurs interrogés (majoritairement des cyclistes) qui n’ont pas été convaincus par ce genre de dispositif, 85,5% ont été déçus par le confort, et 43,5% remettent en question l’efficacité.

Que dit la réglementation?

Les EPI respiratoires, donc les masques dits antipollution, font partie de la catégorie d’EPI (Equipement de Protection Individuelle) de conception complexe. Ils sont destinés à protéger contre des dangers mortels ou pouvant nuire gravement et de façon irréversible à la santé et dont le concepteur présume que l’utilisateur ne peut déceler à temps les effets immédiats.L’efficacité des masques est définie par l’efficacité du média filtrant et l’étanchéité (ou herméticité) au visage.

Il est important de distinguer l’efficacité dite théorique et l’efficacité en conditions réelles. C’est au moment de comparer ces résultats que les avis scientifiques déclarent “l’inefficacité” des masques anti pollution. En effet, un masque testé en laboratoire, très bien ajusté au visage, porté par une personne formée à son utilisation et son entretien s’avère généralement plus efficace qu’un masque porté par un utilisateur comme vous et moi dans la vie de tous les jours.

Conclusions des études

Les experts concluent que les études existantes sur le sujet des masques de protection contre la pollution atmosphérique sont encore insuffisantes. Les tests réalisés en conditions réelles d’utilisation sur la population générale ne permettent pas de donner une réponse définitive quant à l’efficacité des masques anti-pollution. Cependant, certaines mesures permettent de valider qu’un masque est théoriquement efficace si :

  • Il est correctement adapté à la forme du visage
  • Il est capable de protéger des particules fines à l’état de poussière ET à l’état de gaz
  • Il est régulièrement lavé, et dans le cas d’un masque à filtre renouvelable, le filtre doit être changé selon les indications fournies par le fabricant

Le port du masque doit également être associé à un comportement responsable de la part de l’utilisateur, c’est pourquoi nous vous proposons une liste de recommandations pour circuler en ville en évitant au mieux la pollution.

Nos petites astuces anti-pollution :

  • Utiliser un masque ultra-filtrant comme le R-Pur.
  • Utiliser une application mobile connectée à son masque : l’application R-Pur fournit en temps réel des données sur la pollution de l’air.
  • Suivre en direct la qualité de l’air dans sa ville : Par exemple, il est possible de consulter gratuitement le niveau de pollution de l’air à Paris en temps réel.
  • Empreinter des itinéraires moins pollués : L’application AirParif Itiner’Air permet de connaître et réduire son exposition à la pollution

Sources
https://www.cdc.gov/niosh/npptl/topics/respirators/disp_part/default.html
https://aqicn.org/city/paris/fr/
https://www.anses.fr/fr/system/files/AIR2015SA0218Ra.pdf

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