Enquête : quels sont les opérateurs de free-floating qui assurent bien leurs utilisateurs ?

Vous n’avez pas pu passer à côté : les trottinettes en libre service sont partout dans nos rues. Lime, Bird, Dott, on s’y perd. Et les accidents se multiplient
Que se passe-t-il d’ailleurs en cas d’accident ? Etes-vous assuré ? Qui paie ?
De plus en plus d’utilisateurs ne se rendent comptent que, contre toutes attentes, elles ne sont pas assurées à bord de ces véhicules en location. Et donc que les dégâts causés sont à votre charge.

Faisons ensemble le tour des opérateurs qui assurent ou non leurs clients. Une enquête réalisée par l’assureur Luko :

Pourquoi faut-il être assuré en trottinette électrique ?

A quoi sert l’assurance ?

L’assurance, et spécifiquement, la responsabilité civile, permet de couvrir les dommages que vous pourriez causer à des tiers, que ce soit physique ou matériel.
Si vous percutez quelqu’un en trottinette et qu’il se casse une vertèbre, ce sera à vous de payer tous les frais seront à votre charge… D’où l’importance d’une assurance responsabilité civile.

Est-elle obligatoire ?

Oui, il est obligatoire d’assurer sa responsabilité civile quand on conduit un véhicule à moteur. Et cela vaut également pour les trottinettes électriques pour adultes, comme le précise la Fédération Française de l’Assurance.
Et le défaut d’assurance peut coûter cher : il est puni par la loi et l’amende peut monter jusqu’à 3750€

Contrairement aux idées reçues, votre responsabilité civile classique ne vous couvre pas en trottinette électrique. En effet, c’est un véhicule à moteur allant à plus de 6 km/h, c’est donc une exclusion. Vous n’êtes couvert qu’en tant que piéton ou cycliste.
Il faut donc souscrire à une assurance pour trottinette électrique spécifique. A titre d’exemple, Luko propose une assurance de ce type pour 4,16€ / mois.

L’importance d’informer les utilisateurs

Il paraît donc important que les utilisateurs soient informés de leur couverture ou de son absence. Le service couvre-t-il leur responsabilité ? Ou ont-ils besoin de s’assurer de leur côté pour être en accord avec la loi ?

Seuls 4 opérateurs sur 12 protègent leurs utilisateurs

Les résultats sont surprenants : sur 12 opérateurs de trottinettes en libre service en France, seuls 4 assurent la responsabilité civile de leurs utilisateurs. Quant aux autres : soit ce n’est pas indiqué, flou complet, soit il est indiqué qu’il faut s’en occuper de son côté.

marques trottinettes libre service assurance

Les opérateurs qui vous protègent

Jump, B Mobility, Voi et Dott sont les 4 seuls opérateurs à inclure une assurance responsabilité civile dans leurs contrats de location. C’est-à-dire que si vous percutez quelqu’un ou endommagez quelque chose au volant de ces véhicules, c’est l’assurance de ces opérateurs qui entre en jeu et vous couvre.
On retrouve les conditions de cette assurance dans leurs CGU, ou sur la FAQ.

Les opérateurs qui proposent un autre type d’assurance

Circ et Bolt ne proposent pas d’assurance responsabilité civile, il faudra donc en contracter une. Ainsi, du côté de Bolt, ex Txify, vous bénéficiez d’une “assurance individuelle accidents”. Cette garantie vous couvre en cas de décès accidentel ou d’invalidité permanente, totale ou partielle suite à un accident lors de la conduite de leurs véhicules.
Chez Circ, le service client contacté par Luko parle d’une assurance responsabilité civile comprise mais leurs CGU et FAQ indique le contraire.

Les opérateurs qui ne protègent pas

Lime, Bird, Tier, Hive, Ufo et Wind n’incluent pas d’assurance responsabilité civile à leurs contrats de location. Ils font pourtant partie des véhicules les plus empruntés à Paris.
Toutefois, Bird et Wind spécifient dans leurs CGU qu’il est obligatoire d’en avoir une et conseillent à leurs utilisateurs de se rapprocher de leur assurance.
De leur côté, Lime, Tier, Hive et Ufo n’en font pas du tout mention. Pensez donc à souscrire à une assurance pour trottinette électrique de votre côté !

Méthode utilisée pour cette enquête

Pour mener cette enquête, la néoassurance Luko s’est mis dans la peau des utilisateurs et a méthodiquement téléchargé les 12 applications des opérateurs et :

  • Ils ont lu l’ensemble des Conditions Générales d’Utilisation. Celles-ci doivent être acceptées par l’utilisateur pour avoir accès au service. Il s’agissait donc de vérifier si la question de l’assurance était évoquée
  • Lu les FAQ et autres informations disponibles sur l’application pour voir si était évoqué le sujet de l’assurance
  • Contacté les services clients (via chat, mail, téléphone, Facebook Messenger, etc.) pour leur demander explicitement s’il assuraient la responsabilité civile de leurs utilisateurs

Cela leur a permis de cartographier les acteurs ainsi :
bilan des assurances proposées par les acteurs du freefloating en trottinette électrique

Source : Enquête Luko

Laisser un commentaire